Excavations d'Erébouni

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Erébouni 6.Constructions défensives.Murailles fortifiées (3).

Constructions défensives

Si vous regardez autour de vous en effaçant, en pensée, les hauts bâtiments modernes d'Erevan, vous verrez alors le même spectacle qui s'offrait autrefois depuis les guets de la Citadelle. Du haut d'Erébouni on voyait la ville ceinturant la colline avec de petites maisons construites en briques crues, aux rues très étroites, la plaine d'Ararat, la ville Arguichtikhinili (actuellement Armavir) et la deuxième forteresse Téychébaïni ( Karmir Blour), située au nord.

En Ourartou, comme dans tout l'Orient, les lieux importants d'habitation étaient entourés de murailles et d'enceintes qui comportaient des citadelles fortifiées qui permettaient de résister durablement aux sièges. D'autres constructions identiques avaient des rôles différents : les unes étaient destinées à la défense de la population, les autres étaient des centres administratifs ou des points d'appui pour les campagnes militaires.

Murailles fortifiées (3)

Les murailles massives de la citadelle sont constituées d'une partie d'origine (inférieure) et d'une partie reconstruite (supérieure). Les fondations des murs originaux, faites de blocs grossièrement taillés avaient 2 m. de hauteur, tandis que leur partie supérieure était composée de grandes briques rectangulaires ou carrées. L'épaisseur de la muraille extérieure atteignait 3,5 m. et celle de l'intérieur 2,1 m. En raison du relief de la colline, la hauteur des murs variait entre 6 et 12m.

Les créneaux de la muraille extérieure donnent à la citadelle un aspect monumental et la rendent plus résistante contre les séismes très fréquents sur le plateau arménien.

Les murs massifs de la citadelle étaient composés de miradors, particulièrement près de l'entrée, qui servaient non seulement de postes de surveillance de la ville, mais aussi de postes de communications (à l'aide du feu et des flambeaux) avec les autres villes fortifiées.

Pour rendre la forteresse plus inaccessible, la citadelle était entourée de hauts contreforts composés de trois rangées près de l'entrée : un Piège-Mur (3a) dont les couloirs étroits étaient de vrais pièges pour l'ennemi.

  Rédaction du texte original faite par le Musée-Réserve historique et archéologique «Erebouni» et le Comité national du Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS/Arménie).
 

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