Excavations d'Erébouni

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Erébouni 10.Enceinte des temples.

Enceinte des temples

La citadelle d'Erébouni n'était pas qu'une forteresse, mais aussi une ville dynamique, composée de trois complexes principaux, chacun avec sa propre destination ainsi qu'une exploitation judicieuse de l'espace : quartier de service, Palais et Temples.

Le temple de Khaldi (4), dédié au dieu d'Ourartou, est situé au sud-ouest de la place centrale. Son architecture est inspirée de la tradition de « l'Ancien Est » par laquelle les ziggourats (tours) ont été construites seulement dans les temples consacrés à la divinité suprême. Le temple se composait de deux pièces : la ziggourat (4b) et la salle des colonnes (4a) avec deux rangs de six colonnes et des bancs de briques le long des murs. Il n'est conservé que les structures de la ziggourat. Un autel de sacrifice à été situé sur le mur sud. Une inscription cunéiforme mentionnant la construction du temple a été découverte pendant le déterrement du toit de la ziggourat en 1968.

Du sud de la ziggourat jusqu'à la salle à colonnes s'étendent les bâtiments de service du temple avec ses greniers, ses dépôts et ses caves. Identique aux autres bâtiments de la citadelle, ceux-ci étaient également décorés de fresques colorées, d'inscriptions et de panneaux de bronze sculptés.

Une de ces fresques représente une figure humaine barbue (probablement le dieu Khaldi) se tenant sur un lion. Sa main droite avec la paume ouverte est relevée et celle de gauche, saisissant un objet, est tendue en avant. Il porte une couronne sur sa tête qui est typique de celles des rois assyriens. La conception et les détails de la composition de la fresque témoignent de l'influence de l'art de «l'Ancien Est ».

Après la chute de l'Ourartou dès le 6ième siècle avant J.C., Erébouni devint la capitale d'une des satrapies achéménides. Sous le pouvoir des Achéménides, d'énormes reconstructions ont été réalisées dans l'architecture de la forteresse. La salle à 12 colonnes du temple du 8ième siècle avant J.C. fut transformée en salle à 30 colonnes. Cette conception architecturale s'appelait « apadana » en ancien perse dont on peut trouver les prototypes en Ourartou.

Les bases des colonnes conservées dans la salle témoignent qu'elle se composait de cinq rangées de six colonnes, soutenant chacune un toit plat. Suite à sa reconstruction, la salle fut transformée en modifiant l'espace d'adoration en salle pour les réceptions officielles, les festivités et les assemblées. On peut trouver plusieurs exemples d'apadana dans les anciennes capitales achéménides : Pasargadae et Persepolis.

Le temple Soussi (9) du palais, dédié au dieu Ivarcha qui était un petit bâtiment carré, fut transformé en temple du Feu (9a) après la reconstruction achéménide. Dans le temple d'adoration du feu, on a découvert une épaisse couche de cendre et de nouveaux piliers, ajoutés près de l'entrée du temple ourartéen du 8ième siècle avant J.C. Vous pouvez trouver l'information complémentaire sur le temple Soussi dans le panneau 11.

Un autre temple du «Feu» (9b) est élevé au nord-est de la place centrale. Le temple se composait de trois petites pièces avec les murs sans décor et des niches alignées.

 

Rédaction du texte original faite par le Musée-Réserve historique et archéologique «Erebouni» et le Comité national du Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS/Arménie).
 

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