Excavations d'Erébouni

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Erébouni 11.Enceinte du palais d'Erébouni.

Enceinte du palais d'Erébouni

Pendant les excavations du palais d'Erébouni en 1956, les archéologues ont découvert par hasard l'entrée principale du palais avec une inscription cunéiforme (7), située sur son emplacement d'origine à gauche de l'entrée du palais) qui mentionnait la construction du palais : «Par la grandeur du Dieu Khaldi, Arguichti, le fils de Ménoua, construisit ce palais magnifique».

Le palais d'Erébouni est bien conservé. Les murs déterrés sur une hauteur de 3 à 5m. dessinent clairement le plan du palais avec les salles spacieuses, les pièces de logement, les greniers, les caves, les cours intérieures, les couloirs et le temple. Les inscriptions cunéiformes, découvertes sur les bases des colonnes massives de la grande salle du palais (6), transformée plus tard en salle de dépôt des jarres (15), mentionnent que dès l'achèvement de la construction du palais, il a été agrandi par de nouveaux bâtiments, construits au sud-est du palais par le roi Arguichti I.

L'entrée du palais mène vers la cour péristyle (à colonnes) (8) autour de laquelle sont situés le temple Soussi (9), les logements et les constructions destinées aux commerces (12), probablement aussi aux garnisons (13). La salle avec ses trois antichambres, adossée à la cour péristyle au nord-est serait la résidence d'Arguichti I (11) qui était plus richement décorée que les autres pièces découvertes dans la citadelle. Les peintures murales représentent des ornements, des palmiers, des ziggourats (tours), des arbres de vie et des prêtres, des rosettes, des carrés concaves, des lions et des bœufs. Selon les archéologues, les murs ont été aussi décorés de tapis.

La cour péristyle (5) du palais, dont la conception architecturale est répétée dans la construction de la salle d'exposition intérieure du Musée d'Erébouni, était connue pour son temple Soussi.

Le temple Soussi (9) est situé au sud-ouest de la cour. Deux inscriptions identiques ont été découvertes sur les deux côtés de l'entrée en pierre taillée du temple qui mentionnent :

«Arguichti, le fils de Ménoua, construisit ce temple pour le Dieu Ivarcha. Arguichti dit : la terre était déserte, il n'y avait aucune construction. Arguichti est un roi puissant, un Grand roi, le roi des la terres Biaïnili [Ourartou], le dirigeant de la ville de Touchpa [la capitale d'Ourartou]».

Le nom Ivarcha n'est pas mentionné dans le panthéon des dieux ourartéens sur «la Porte de Mher» parmi les inscriptions religieuses célèbres ourartéenne, découvertes sur la falaise d'un rocher près de la capitale d'Ourartou à Van, en Turquie. Il est intéressant de noter que «cette Porte de Mher» est aussi mentionnée dans l'épique arménien Sassountsi David. Il est plus probable que c'est une divinité locale, équivalente à Khaldi d'Ourartou.

L'antichambre (10). Les pièces sont situées dans la partie nord de la cour du palais et sont destinées à différents usages. La grande salle à colonnes, où ne sont conservées que les bases des colonnes, servait probablement d'antichambre. Les traces des bancs de brique sont conservées sur le mur nord de la salle.

 

Rédaction du texte original faite par le Musée-Réserve historique et archéologique «Erebouni» et le Comité national du Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS/Arménie).
 

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