Route de la Soie: Monastère de Kobaïr

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Monastère de Kobaïr:Légende de la carte.Monastère de Kobaïr.

Légende de la carte
1. Katoghiké
2. Mariamachène
3. Beffroi/sépulcre
4. Réfectoire
5. Église du 12ième siècle
6. Entrée principale du 12ième siècle

Monastère de Kobaïr

Des objets des Âges du bronze et du fer ont été découverts dans le site, certains datent de l’Âge du cuivre.

Le nom Kobaïr est composé des racines «kob» (en géorgien ) et «aïr»( signifiant en arménien «la caverne») et veut dire la caverne de pierre. L’existence de plusieurs cavernes sur les parois d’alentour confirment l’origine de son nom.

L’histoire de Kobaïr a un rapport étroit avec les familles féodales les plus connues de l’Arménie médiévale comme les Kiurikian, les Bagratouni et les Zakarian. Ceux-ci fondèrent des congrégations Calcédoines à Kobaïr au 13ième siècle et y créèrent un nouveau style d’architecture, y compris les fresques riches sur les murs des églises. L’un des plus connus résidants du 12ième siècle de Kobaïr était le chroniqueur David Kobaïrétsi. Kobaïr est mentionné par Vardan Areveltsi et d’autres chroniqueurs comme un centre important de culture et de recherche aux milieux du 13ième siècle.

L’entrée principale (6) du complexe est un hall voûté avec des tours cylindriques, identique à un tunnel. Katoghiké(1), construit à la fin du 12ième siècle, est une église à un seul nef qui est partiellement détruite aujourd’hui. Autrefois l’entrée principale était décorée par un cadre richement taillé et sa façade était couronnée par des frises avec des détails décoratifs : rosettes, signes géométriques et d’autres ornements. Les conceptions les plus impressionnantes de l’église sont les fresques, restées intactes jusqu’ aujourd’hui.

Les fresques sur l’abside sont réalisées à trois niveaux. La fresque supérieure représente Sainte Mère et les archanges, celle du milieu représente l’Eucharistie et en bas, on peut remarquer les figurines des Saints. Il y a aussi les figurines des prophètes sur les murs du sanctuaire, représentées à la même conception à trois niveaux : «Deisus», «Eucharistie» et les Saints, ainsi les portraits des donateurs sur le mur ouest et au niveau inférieur sur le mur nord.

La petite église Mariamachène (2) est située à l’est de Katoghiké, juste au bord de la falaise, dominant le canyon. Cette église à demi ruinée est le bâtiment le plus ancien du complexe. Selon une inscription sur l’entrée, elle fut construite par Mariam, la fille du roi Kiuriké II en 1171.

Le beffroi/sépulcre (3) est situé au nord de Katoghiké, au milieu du complexe. C’est une salle carrée avec une large abside à l’est. Selon une inscription géorgienne sur le mur sud, le bâtiment fut construit à la demande du fils de l’Amirspassalar Chahenchah, Mekhargridzéli et sa femme Vanéni en 1279.

Le bâtiment à demi ruiné du réfectoire (4) du 13ième siècle est situé à l’ouest du beffroi. C’est une salle rectangulaire dont les murs et une certaine partie du toit voûté sont conservés aujourd’hui.

Les vestiges d’une église (5) du 12ième siècle à un seul nef, avec un toit voûté et un tunnel sont situés au nord du réfectoire. Une chapelle avec un toit voûté est encastrée dans le mur de l’église.

Rédaction du texte original faite par le Ministère de la culture et ONG ICOMOS/Arménie