Momik: Noravank

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Noravank 4.La flore du canyon de Noravank.

La flore du canyon de Noravank

La flore du canyon de Noravank est très intéressante et sa conservation est importante, car il y a non seulement des plantes très rares mais également un grand nombre de familles sauvages des plantes cultivées et endémiques. Parmi ces plantes on peut citer l'ancêtre de la poire cultivée (Pyrus caucasica), ses espèces endémiques (PyrusTakhtajanii, Pyrus medredevii), la poire habituelle (Pyrus salicifolia), la noix (Juglans regia), le pistachier sauvage (Pistacia mutica), le raisin sauvage (Vicia sylvestris), les espèces du cerisier sauvage (Cerasus mahaleb, Cerasus incana), une grande variété de la prune sauvage (Prunus divaricata), l'amandier (amygdalus fenzliana), l'olivier de Bohême (Elaeagnus anugustifolia), la lentille sauvage (Lens orientalis), la vesce (Vicia), les espèces de l'ognon (Allium) etc.

Sur la rive droite boisée de la rivière Gnichik, il y a une espèce très rare du tamaris (Tamarix kotschyi) et une espèce assez répandue (Tamarix ramosissima), des barbons (Berberis vulgaris), des clématites (Clematis orientalis et Clematis vitalba), des espèces très rares de l'aubépine (Crataegus meteri, Crataegus pallasii) et des espèce plus répandues (Crataegus orientalis, Crataegus pentagyna).

Sur la rive gauche caillouteuse de la rivière Gnichik on peut trouver des espèces très rares de Tomanthea daralaghezica endémique, Cousinia daralaghezica, l'original Mchauxia laevigata, dont l'inflorescence atteint 2 mètres et plus, ainsi que des composées, comme Serratula serratuloides, Urinea arachnoidea, pulchella etc.

Dans les failles des roches calcaires élevées du canyon il y a de très rares espèces des campanulacées (Campanula coriarea, Campanula karakuschensis, Campanula takhtajanii), des œillets rouges (Diantus orientalis), des paritaires (Parietaria judaica), des scrofulaires (Scrophularia rupestris) une herbe médicinale exceptionnelles pour le traitement des calculs rénaux.

Au pied des roches et sur les rives boisées on peut trouver une autre herbe médicinale très importante, de la famille des cucurbitacées ; Bryonia alba (utilisée pendant l'affection pulmonaire de la maladie arménienne qui comme la maladie grecque ou juive affecte les peuples antiques). L'espèce la plus fréquente dans le canyon est le micocoulier (Celtis caucasica). La lignine de cet arbre est très solide et si lourde, qu'une fois placée dans l'eau elle se plonge aussitôt. Depuis l'antiquité cet arbre est considéré comme sacré. Les Arméniens en faisaient de différents bijoux et amulettes afin de chasser les esprits du mal. On accrochait souvent des amulettes en bois sur les cous des bêtes cornues.